Pour en savoir plus sur ce film
un sombre daube

Ami lecteur, tu es abusé, ceci n'est pas une critique écrite par le Toune. J'ai aqué son site de main de maitre et sans coup ferrir (car je suis le meilleur aqueur de le monde, ou alors, c'est peut-être parce que j'ai le mot de passe) afin de vous imposer la critique de ce qui aurait pu être un des plus grands films de tous les temps, si seulement ça avait été un autre film.

La vallée, un film... euh... avec une caméra.

J'ai regardé La Vallée. Vous ne connaissez pas? La vallée est un film de Barbet Schroeder, avec une musique de Pink Floyd. Un peu comme More. Un peu seulement, parce que More est un film excellent de Barbet Schroeder, avec une musique excellente de Pink Floyd, tandis que La Vallée est un film creux de Barbet Schroeder, avec une musique creuse de Pink Floyd.

J'aime beaucoup Pink Floyd ceci dit, j'ai tendance à penser que c'est le meileur groupe de tous les temps. D'ailleurs, s'ils ont sorti là l'album le plus mauvais de leur carrière, en tant que BO, c'est une réussite: la musique colle parfaitement à l'ambiance du film.

Le sujet avait pourtant tout pour plaire: Une jeune parisienne (Bulle Ogier: une très jolie culotte, un accent anglais pire que le mien et un jeu d'actrice à faire palir d'envie Jean-Pierre Léaud) fait ses courses en Nouvelle-Guinée et décide d'acheter des plumes. Mais la chasse aux bestiaux à plumes est interdite, alors elle s'embarque pour une expédition dans des contrées inexplorées, poussée en celà par le charme d'un aventurier qu'elle a rencontré (Michael Gothard, voir sa photo dans le Larousse illustré à la rubrique "bellâtre à l'accent mystérieux"). Mais petit à petit, le chef de l'expédition (Jean-Pierre Kalfon, plein d'un superbe casque de cheveux et de pensées trop puissantes, j'te jure!) lui fait découvrir la philosophie de haut niveau: "Dommage... Elle ne verra pas la lumière... elle ne verra pas les tribus des montagnes... Elle ne verra pas la transcendance, elle ne verra pas les sourires... Elle ne verra pas la vie. Elle ne verra pas la lumière qui est... comme un brouillard... elle ne verra pas la vallée..". En même temps qu'il lui fait comprendre qu'être une petite bourgeoise, c'est mal, et qu'elle doit partir avec eux découvrir le paradis en se faisant peinturlurer la tête par des sauvages avec des casques de terre cuite.

Oui. Ce film avait tout pour faire une réussite, car voilà bien ce qu'on appelle un scénario béton, ou alors je ne m'appelle plus Patricia Carli. Mais la sauce ne prend pas. Mais pas du tout alors. Le jeu des acteurs est un vrai florilège: c'est à celui qui jouera le plus mal, à celui qui sera le moins convaincant. Mais on leur pardonne: certains d'entre eux, afin d'être plus vrais, ne sont absolument pas acteurs (C'est en partant du même principe que des années plus tard un Pialat nous sortira une Sandrine Bonnaire des égouts qu'elle n'aurait jamais du quitter, et je ne parle pas de sa moustache), les autres ont la lourde tâche d'essayer de faire passer des dialogues auprès desquels un discours de député centriste devient passionnant. Dialogues eux-mêmes au service d'un scénario à la limite de l'indigent, mais pas du bon coté de la limite.

De l'ensemble du film se dégage une impression d'ennui. D'ennui à se décrocher la machoire. Des poncifs éculés, des images de babacoolismes caricaturales, je t'aime et le monde est beau t'vois? On se croirait dans un vieux numéro d'Actuel, ça me déprime. Pour un peu je me couperais les cheveux et je m'achèterais une cravate, juste histoire de n'être pas amalgamé avec ce genre de choses.

Et dire que j'ai un collector: un prospectus de ciné de l'époque, vantant le film. Vous savez? De ceux qu'on met en vitrine devant les cinés pour appater le chaland. Pauvre chaland... Rien que le texte de cette présentation me fait bailler d'ennui.

Une autre fois, je vous parlerais de More. Qui est donc un bon film de Barbet Schroeder avec une Bonne musique de Pink Floyd...

Syl, qui n'aime pas trop le ciné, mais des fois moins.

Ps: je ne résiste pas au plaisir de vous faire profiter de la pub d'époque:

Viviane est une jeune femme heureuse et sans histoire. Elle est mariée au Consul de France à Melbourne. Son goût la conduit à chercher en Nouvelle Guinée des objets curieux. À Lae, une ville cotière, elle rencontre un jeune homme Olivier (sic pour la ponctuation), qui est sur le point de partir avec des amis en expédition dans la brousse. Elle le suit car elle est à la recherche de plumes rarissimes de l'oiseau de Paradis. De plus, Viviane ne semble pas insensible au charme particulier de ce jeune aventurier.

Gaëtan, le chef de l'expédition, est le plus surprenant de toute l'équipe (note du Syl: ça veut dire le plus pompeux). Au cours d'une soirée assez mystérieuse où Viviane entrevoit un univers qu'elle ne soupçonnait pas, il lui dévoile que son but véritable est de découvrir une vallée inconnue, dans des régions qui forment encore de nos jours une tache blanche sur la carte. Seuls les indigènes en soupçonnent l'existence, mais n'osent s'y aventurer, car elle est la demeure des dieux. Viviane croit d'abord que Gaëtan est un peu fou (note du Syl: tu m'étonnes, John!). Puis insensiblement elle se trouve subjuguée. L'expédition prend le départ. Tour à tour inquiète et conquise, Viviane veut rebrousser chemin puis préfère continuer. Petit à petit, l'aimable bourgeoise comprend que d'autres visions de la vie existent à coté de la sienne: nature luxuriante, rites papous, amour total (référence du Syl: "Venez, nous allons découvrir l'amour universel..." "À douze, nus dans une baignoire?" (Fritz the cat)).

Le dernier stade se trouvera franchi lorsqu'elle sera initiée aux rites indigènes. C'est le moment de partir vers la vallée, vers des régions inexplorées. On renvoie alors les chevaux, inaptes à se mouvoir dans la jungle. L'expédition, réduite au minimum, armée de son seul courage, s'enfonce en de ténébreuses forêts, franchit des cols glacés où rodent de douteuses silouhettes. Bientôt les provisions s'épuisent. Le compagnons sont au bord de la mort quand Viviane, l'oeil extatique, croit discerner au loin un paysage de rève, une vallée... Elle murmure: "la vallée..."

Un grand trip ce flime.

(Patricia Carli est l'excellente intrerprète ce cette inoubliable chanson: "Arrète, arrète, ne me touche pas!" (enlève ta main ou j'appelle papa.... Chez elle, tu auras le confoorrrrrrt, chez môa, tu jouais avec mon coorrrrps... chez elle, tu vas te distinguerr, chez môa, tu venais te grrrriserrr... Ce sôarrr, c'est la dernièrrre fôas que l'on se pârrrle, que l'on se vôat..... Puisque c'est elle qui aurrra ton nom, Ce sôarrr, ce sôarrr... môa je te dis .... Nooooon..... nooooon..... NON! ))

Octobre 1999